La Traversée

nature

Le coteau Sainte-Geneviève. Dans la marge intérieure de Québec



«Quand on est de la Basse-Ville on n’est pas de la Haute-Ville…», chantait Sylvain Lelièvre. Par cette simple phrase, ce dernier dévoile la grande cassure géographique de Québec, soit la division entre la ville haute et la ville basse. Plusieurs écrivains, journalistes, chanteurs, artistes et géographes l’ont d’ailleurs représenté selon cette dichotomie. Pourtant, l’espace frontière serpentant entre le Vieux-Québec et la pointe ouest de Sainte-Foy, c’est le coteau Sainte-Geneviève: une falaise qui marque la limite entre les Appalaches, la colline de Québec, les basses terres du Saint-Laurent et la Basse-Ville.

S’il a été délaissé par les administrations municipales, qui ne voyaient en lui qu’un espace inutile, voire contraignant pour le développement urbain, le coteau Sainte-Geneviève montre comment la nature peut reprendre ses droits. Plus qu’une division entre la Haute et la Basse-Ville, c’est un lieu de passage sillonné par des routes et des escaliers, comme autant de ponts sur une rivière, bordé de terrains vagues, de projets en friche et d’endroits insolites ; de parcs publics, d’espaces privés, d’anciennes usines, de quartiers ouvriers et cossus, de sites historiques. Bref, circuler dans le coteau Sainte-Geneviève, c’est traverser l’histoire de la ville de Québec par l’un de ses traits particuliers – ses escaliers –, qui offrent un regard intime sur ce lieu.
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