La Traversée

Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou

Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou
Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou
Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou
Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou
Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou
Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou
Parc Sylvain Lelièvre - Limoilou

Dans ce « petit matin sans horizon », les passants ne chantaient pas au parc Sylvain Lelièvre. Une dame seule prenait le temps de se reposer et un couple de « bums » de la Basse-ville observait cet intriguant photographe qui s’intéressait à ce parc. Un suppôt de Sylvain Lelièvre ou un touriste perdu ?

C’était avant la pluie, avant l’orage.

Les gens de Limoilou préféraient regarder la ville du haut de leur balcon ou au pied des cordes à linge « dans le derrière des maisons ». Quelques-uns en profitaient en ce samedi sans fumée d’usine pour faire des ventes de garage sur le bord des trottoirs. Quelques tables installées au petit bonheur étaient recouvertes de babioles diverses, de bibelots de pacotilles, de vêtements dépareillés, de vieux trente-trois tours de chanteurs d’une autre époque, de chaudrons cabossés et de rares livres aux pages cornées. Ces assemblages hétéroclites d’objets attendaient une seconde vie dans une autre maison, grâce à des acheteurs un peu flâneurs. Quelques robes accrochées aux branches des arbres égayaient la 4e rue comme des mobiles virevoltant au vent. Sylvain Lelièvre aurait bien apprécié, plus qu’un parc bien propre où tout y est trop bien aligné...

C’était avant la pluie, avant l’orage qui trempa le photographe en ce petit matin de juillet dans Limoilou…