La Traversée

Au retour du flâneur - Parcs et squares

crédit photo: Vincent Brault


Trempés

Scooters

Il y avait quelque chose de beau à les voir, sous les jeux d’eau. Une mère et son gamin, courant sous les jets pendant cette chaude journée d'août. Lui en caleçons, elle dans la robe noire qu’elle a dû porter toute la journée au travail. Des rires, des cheveux trempés, la chair de poule dans le vent qui se levait. L’orage n’arriverait pas jusqu’au parc, il passerait au nord avec sa masse sombre et nonchalante. Deux égarés en scooter roulaient sur les grandes allées et qui voulaient sans doute fuir vers le sud.  lire la suite »

Une bizarrerie pour le flâneur

Une bizarrerie pour le flâneur

Dans la catégorie bizarrerie croisé en cours de flânerie.

Cette affiche, près du parc de l’Artillerie à Québec, qui interdit les piétons alors que, manifestement, la seule manière d’accéder à ce lieu, c’est à pied… Même si c’est un cul-de-sac…

Une chaise est une chaise. Rêver le Nouveau Monde

Rêver le Nouveau Monde

Dans une note de terrain, Nicolas a évoqué l’œuvre du sculpteur Michel Goulet, «Rêver le Nouveau Monde», située à la Place de la Gare (du Palais).  lire la suite »

Au parc municipal de New Carlisle

Tondeuse à gaz
René et les Néo-Carlinois
René et les touristes

Elle tond la pelouse du parc municipal de New Carlisle. Elle pousse une tondeuse «à gaz». Visiblement, elle travaille pour la municipalité. Son accoutrement dissone cependant. Elle porte un short en jeans, très court, et des sandales de plage. Ce qui est loin de la tenue réglementaire de nos cols bleus à Montréal.

Jeune, elle n’est pas seule non plus. En fait, trois Néo-Carlinois du même âge se relaient l’ouvrage de temps à autre. Elle, lui et une autre. Tous en tenue d’été. Le bidon d’essence sur le carré de sable est leur point de ravitaillement.  lire la suite »

Au Jardin de Saint-Roch, Felix Culpa

Jardin
L'heure du dîner
Felix Culpa
Felix et une femme

Il est midi en ce jour de ce semaine. Il fait bleu sur la capitale nationale. Le Jardin de Saint-Roch se remplit pour l’heure du dîner.

Ce jardin, qui fait plutôt figure de square, est entouré d’institutions universitaires, l’Université du Québec, INRS, et des hebdomadaires culturels, Le Soleil et cetera.

Assis dans l’herbe, sur un banc public ou sur les marches de béton, les travailleurs partagent ce moment de repos avec leurs collègues. Sandwich, salade.

La fontaine convie à la détente.  lire la suite »

Bancs publics - catégorie fleuve et mer

Bic
Bic 2
Pic
Pointe-aux-Pères
Carleton-sur-Mer
Carleton-sur-Mer II
Estrade
Carleton-sur-Cuvette
Percé
Fous de Bassan
En amoureux
Le large
Pique-Nique-sur-Mer
Le fleuve
Le fleuve II

Éléments constitutifs des parcs, les bancs publics font partie du mobilier et de l’équipement. Ils offrent surtout aux usagers une perspective, un regard cadré sur l’élément paysager mis en valeur.

Or, je veux présenter ici, en champ en contre-champ, quelques bancs de parcs qui sillonnent le fleuve, l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Souvent orienté vers la mer, ce mobilier me permet aussi de classer ces parcs dans la catégorie mer…

Un parc sous occupation

Samedi après-midi ensoleillé.

Les familles prennent d’assaut les parcs du quartier. Au parc de Lorimier, une famille assez élargie est installée en plein coeur. L’occupation est totale. Ça donne un air de cour arrière de banlieue en plein mois d’août, lorsque tous se réunissent pour une épluchette de maïs. Pas vu de maïs, mais quand même tout le bataclan, à savoir les chaises pliantes ou empilables, les nappes synthétiques aux motifs qui se passent de toute description, les ballons gonflés à bloc, petits et énormes, bleus, oranges, verts ou rouges, enfilés entre les arbres. La fête familiale est circonscrite à l’intérieur de cet enclos.
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Par la lorgnette, suite 4

Croquis, série 1

Jean au Parc des Compagnons - Catégorie personnages

Son nom, c’est Jean.

Je l’ai vu pénétrer le Parc des Compagnons comme ça, sur son petit bolide chargé de sacs de plastique noués. Une petite casquette renfoncée sur son crâne chauve. Quelques petites couettes timides, écrasées sous la bordure élastique.

Le voici qui nous provient de la rue, avec dans les yeux l’envie du repos, sous les arbres, entouré de pigeons qu’il connait bien, de chiens de passage, d’écureuils pilleurs de poubelles. C’est un habitué et on le sent bien dès qu’il approche. Le doute est impossible. Une halte inscrite au quotidien et un bonheur gonflé par la répétition.  lire la suite »