La Traversée

Au retour du flâneur - Les Gares

crédit photo: André Carpentier


«All Aboard !» : sur le quai de la gare de Saint-Lambert

«All Aboard !» : sur le quai de la gare de Saint-Lambert
«All Aboard !» : sur le quai de la gare de Saint-Lambert

Parti de la gare Centrale de Montréal, le train de Via Rail fait son premier arrêt à Saint-Lambert, après avoir traversé le fleuve Saint-Laurent par le pont Victoria. Ce train se rend à Québec (à la gare du Palais). Une locomotive P42DC tire 4 wagons de type «Galley club».

Les voyageurs sortent de la salle de repos, billet en main. L'agente de Bord les aide à monter à bord. Elle lance un nostalgique « All aboard! » 

Le TT en gare de Saint-Lambert

Le «TT», Tanker Train
Sur le quai

En provenance de Saint-Romuald, le Tanker Train (le «TT» ) est un convoi de wagons citerne. Très lourd ce train: les rails montent et descendent légèrement lors de son passage. Les traverses s'enfoncent dans le ballast. Près de la gare de Saint-Lambert, le Tanker Train normalement roule entre 20 et 30 km/h. Il ne s'y arrête pas. Sur le quai de la gare, les voyageurs qui attendent leur train lui tournent le dos et entrent dans la salle de repos. Un seul parmis eux ose défier le TT.

 Qui a dit que les gares étaient absentes de trains et de rails ? 

La disparition de la gare de triage Outremont

Un lieu en friche disparaîtra sous peu

L'Université de Montréal a acheté le site de la Gare de triage d'Outremont pour agrandir son espace et compte avoir terminé les travaux d'aménagement pour 2020. Mais dès à présent, on peut voir des changements: les bâtiments qui étaient encore debout ont été démolis, de gros tas de gravier forment de drôles de dunes qui sont éparpillées le long d’un chemin d’asphalte, des clôtures « limitant » l’accès au site ont été installées, les deux ou trois wagons « aménagés » ont disparu… la vie est dure pour les terrains VAGUES. L’inutile n’est pas coté en bourse.  lire la suite »

Rails montréalais

Rails suspendus
Rails au loin
Le train de New York

Les rails à Montréal sont coupés des gares. Je cherche trains et wagons. Pourtant, à la Gare Centrale, le train de New York est annoncé à 19h10.

Cobano

Dans le village perdu de Cobano (avec son accent impossible), au Costa Rica, il y a une gare. Peut-être qu'il y en a même plus d'une, mais je n'en ai trouvé qu'une. Et en fait, je ne l'ai pas trouvée, on me l'a montrée. Parce ce qu'elle n'était pas visible. J'aurais pu la chercher pendant des heures. Et je me tenais juste devant. Dans le village perdu de Cobano au Costa Rica, il y a une gare au coin de deux rues sans nom.

Un toit, la carcasse à peine reconnaissable d'un banc, des plantes épineuses et une attente sans fin.

Podemos ir a Monte Zuma ?

Si. Esperan aqui.

La nouvelle Babylone

Jeudi, 7 août 2008, Grand Central Station, New York.

Je marche dans une gare si gigantesque qu’il y a des étoiles peintes au plafond, c’est vous dire. Les voyageurs vont et viennent de partout, dans toutes les directions, c’est surprenant de les voir bouger sans se toucher, comme des poissons dans l’eau. Le drapeau américain pendant du plafond est bien visible  et il me rappelle la première impression que j’ai eue en arrivant à Manhattan : tout est immense. Les passants sont des géants, les immeubles ont souvent dix-huit étages, les trottoirs sont des rues. Ici, je suis petit. Cependant, les voyageurs en provenance des quatre coins du monde et qui bourdonnent dans cette gare me redonnent le sens des perspectives. L’impression de démesure est purement new-yorkaise.  lire la suite »

Lecteur

28 octobre (ou à peu près)

Soir de semaine à la Station Centrale d’autobus. Montréal.

Deux gardiens de sécurité, mains dans les poches. Se racontent les potins de la journée : un gamin perdu, une dame enfargée par une valise pressée…  lire la suite »

L'horloge

Horloge - Station Centrale d'Ottawa

Une horloge toute simple de la Station Centrale d’Ottawa. Elle indique que j’ai manqué mon bus. Les minutes disposées en cercle. Les heures aussi. Le temps standardisé, monté de toute pièce par une certaine compagnie Edwards, de ce que je peux lire sur la peau laiteuse de l’horloge. Du temps en boîte derrière lequel tous devraient emboîter le pas. Faire la file et mettre un pied dans le bus, puis l’autre, puis l’allée et les fesses sur le siège – bagage à main trop rempli qu’on garde sur les genoux. Sans rouspéter, jamais, sous la menace d’aiguilles qui tournent…  lire la suite »

Pensée

Ce ne sont ni des départs ni des arrivées qu'offrent les gares: plutôt des chemins, immenses, qui mènent à soi.

Christian Mistral, dans je ne sais plus quel livre, écrivait: « Les départs ne comptent pas, seuls les retours méritent une larme. »