La Traversée

Au retour du flâneur - Les Gares

crédit photo: André Carpentier


Efes

Efes, Mia 2007

À Efes, sur la côte méditerranéenne, en Anatolie du côté de la Turquie, il y une gare d'autobus juste à l'entrée du site historico-touristique, ou touristico-historique. On y voit jaune. La proportion de taxis, par rapport aux autobus de tours de luxe, doit être de 30 pour 1.

Gare centrale. Ceux qui bougent.

Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.

Bien qu’ils soient en rupture de lieu, les usagers des gares, sac au dos ou valise à la main, se trouvent, par quelque manière, intimement coalisés à des semblables, des voyageurs comme eux, vacanciers, pèlerins, travailleurs, peu importe, qui partent ou qui arrivent, mais qui portent ou tirent ce signe distinctif, le sac, la valise, sans quoi ils seraient semblables à tous les passants ordinaires de la ville. Pour peu que le flâneur arrête son regard sur un point fixe, comme dans la rêverie éveillée, le passage de tant de silhouettes aussitôt produit un effet bougé sur sa rétine, car la plupart des usagers peinent à rester en repos sur un banc, il leur faut se mouvoir en quête d’information, se dégourdir les jambes comme le sprinter se présentant à son bloc de départ.  lire la suite »

Centraal Station d'Amsterdam

Amsterdam Centraal Station
Amsterdam Centraal Station

"Je ne sais pas à quelle heure part. Ce triste train pour Amsterdam" - Je ne sais pas - Jacques Brel, 1961. Sur le quai, l'attente. Sur le quai, des rayons de soleil. Sur le quai, l'instant d'un répits. Sur le quai, lieu de l'entre-deux.

Commune solitude

L’errant se frôle à la joue du temps, qui chaque jour le berce vers un pas de moins. Les vestiges d’une averse ruissellent sur son manteau et le vent se fracasse sur sa frêle carcasse. Il n’a nulle part où aller et ne vaque à rien, sauf si ce n’est à la dérive. Le soleil vient tout juste d’apparaître et les buildings commencent déjà l’asphyxie des quelques morceaux d’éther visibles. À cette heure, les trottoirs s’inondent de personnages anonymes qui ne font que passer et s’enfoncent entassés.  lire la suite »

Gare centrale, ceux qui attendent

Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent
Gare centrale, ceux qui attendent

Ceux qui attendent se plantent ici ou là, au hasard, ou font la file dans la salle des pas perdus. (Bien que sachant l’histoire de l’expression «salle des pas perdus», je choisis de l’entendre de deux manières : la salle où l’on dépense des pas à attendre le départ et la salle des gens qui ne sont pas perdus, puisqu’ils sont là où ils attendent.) Ceux qui font la file sont disciplinés, surtout ceux dont le siège est réservé, ils respectent la procession des partants momentanément à l’arrêt. Ils se tiennent toujours au plus près de leur sac, de leur valise, comme une suave voix de gare, presque sensuelle, le leur prescrit à intervalles réguliers.  lire la suite »

La perche des ordres: souvenir d'un spotter

La perche des ordres: souvenir d'un spotter

Permettez-moi ce souvenir d'un jeune spotter qui date de 1984. Gare de Saint-Lambert. J'étais sans le savoir un flâneur de gare. Avec mes parents et grands-parents, je regardais passer les trains. Je comptais les locomotives, les wagons. J'aimais voir la caboose (wagon de queue d'un train de marchandise). J’aimais observer les activités ferroviaires.  lire la suite »

Gara de Nord: attentat poétique

Voir la vidéo

Attentat poétique à la gare du Nord de Bucarest. Ce vidéoclip Youtube est la réponse roumaine du New York Grand Station Terminal Freezing; clip qui est publié dans les flâneries en cours sous le titre «Gare et détournement».

 

L'intérêt ici: visualiser cette fameuse gare du Nord de Bucarest dont j'ai parlé plus tôt.

Gara de Nord - Bucarest (Roumanie)

Gara de Nord - Bucarest (Roumanie)
Gara de Nord - Bucarest (Roumanie)

Bucarest, Roumanie. Gara de Nord: principale gare de la capitale roumaine.  lire la suite »

«Moi, mon dada, c'est le tambourin.»

Station Centrale, Berri

Parfois, rien ne bouge à la Station Centrale. Peut-être est-ce pour ça qu’elle oscille constamment entre gare et station. L’une où il faut être alerte, pour ne pas louper son départ, l’autre où on se brûle les semelles dans la salle des Pas perdus, accompagné de voix mixées et passagères. On peut même croiser les bras, puis laisser tomber la tête après avoir étendu les jambes. On roupille un peu jusqu’à la prochaine annonce.  lire la suite »

Gare de New Richmond, Gaspésie, vue du train le mercredi 28 mars 2007