La Traversée

Au retour du flâneur - Dépanneurs

crédit photo: Chloë Rolland


Vas-y de bon coeur!

Les dépanneurs un dimanche de pluie, c’est tout ce qu’il y a de plus invitant. On y va volontiers et ce n’est pas pour rien que « le mien » se nomme Vadeboncoeur. Synonyme d’une lente après-midi effeuillée par quelques bons films, de la bière et des chips, le dépanneur se dresse comme une valeur sûre, rassurante : de la boisson et des grignotines à portée de main, à portée de pantoufles…  lire la suite »

Bières d'importation ?

Bières d’importation? Séchant un cours en compagnie de mon ami Sébastien, nous allons au dépanneur du coin de la rue pour acheter du carburant à muscles cervicaux avant d’entreprendre l’analyse d’un film.  lire la suite »

Sacré dépanneur!

Aujourd’hui, ce mercredi 21 avril, à la page 6 du cahier «Arts et spectacles» de La Presse, on peut lire un joli article de Silvia Galipeau intitulé «La grande histoire du p'tit dépanneur». Cet article présente un livre qui sort ces jours-ci et qui a pour titre Sacré dépanneur. Le texte est de Judith Lussier (paraît qu’elle est sur Facebook) et les photos de Dominique Lafond. Je note que le livre est publié aux éditions Héliotrope — qui ne cessent de nous surprendre par leur originalité et par la qualité éditoriale de leurs livres.  lire la suite »

Jardins secrets de l'ordinaire - 6

Patrick Soo est Le Cachet, inséparable de son commerce et inversement.  II verrouille son local quand il lui faut s’absenter cinq minutes, dix minutes, passer à la pharmacie voisine ou consulter le gérant du Centre en sa bijouterie.  Il est chez lui, à la Tabagie.  J’ignore s’il est marié, comme les dépanneurs dont témoignent André et Julien, j’ignore s’il a des enfants.  Son frère l’a remplacé pendant une semaine, l’année dernière.  J’ignore où ils demeurent l’un et l’autre, je ne l’ai jamais demandé.   lire la suite »

Bouboule et Anthony Hopkins

Il y a de ces détails qui font qu’on s’ancre les pieds et la plume dans un quartier : c’est l’odeur de la poussière, la rugosité des miaulements de chats, les écureuils qui fouinent dans les bacs à fleurs d’un voisin. C’est aussi les rires et les pleurs d’un gamin pour qui le premier jour d’école lui donne le courage du marin, mais aussi la trouille qu’il ressent devant la mer, le grincement d’une porte qui s’ouvre sous le poids d’une main épaissie d’alcool, les crissements de pneus durant les canicules d’été puis le chant des grillons – les foutus grillons…  lire la suite »

La belle mâcheuse — oxymore

La belle mâcheuse — oxymore

Un dépanneur fréquenté par des jeunes, dans une rue animée de l’Ouest de la ville, surchargé de propositions de produits colorés formant un grand bariolage, de bruits de frigos, de musique techno. Un courant d’air permanent fait osciller des affiches cartonnées suspendues au plafond; on dirait en accord avec la musique, ainsi qu’une foule de concert rock. Ne manquent que les briquets allumés...  lire la suite »

7 dollars 50, le soir

7 dollars 50, le soir  lire la suite »

Le Loup chanceux

Un billet de loterie. C’est le motif d’achat qui me pousse à entrer chez Astor aujourd’hui. Mais, j'avoue que je n’achète jamais de loterie car je déteste perdre. Cet achat constitue cependant un bon prétexte pour échanger quelques mots avec madame Astor et parfaire mes connaissances en matière de jeux de hasard !

-Bonjour madame ! Je vous prendrais un billet de loterie !... Un gagnant, s'il vous plaît!

Puisqu’elle ne rit pas, je devine qu’on lui a fait souvent la blague. En tout cas, c’est un coup d’épée dans l’eau. J’espère qu’il n’en sera pas ainsi avec la loterie… C’est que je rêve soudainement d’être riche.  lire la suite »

Corner Shop longueuillois

Photo: Julien Bourbeau
Photo: Julien Bourbeau

Prises à Longueuil à l'été 2006, ces deux photos offent une traduction atypique du «Corner shop» anglo.

Un à zéro pour Canadiens !

Un mardi soir, entre la première et la deuxième période d’un match de hockey, je me précipite à la librairie-tabagie chez Astor : je parie que j’y croiserai quelques chevaux de courses profitant de l’entracte pour empoigner une caisse de bière ou un sac de croustilles. L’air est doux. Le ciel admirable. Les trottoirs s’animent et l’on peut même entendre des volées d’outardes de retour au pays.

Devant le dépanneur, une voiture part à vive allure. Ça augure bien…

À l’intérieur, toutefois, c’est un autre monde. Premier constat : le téléviseur est fermé. C’est suspect. Un seul client : un homme d’un certain âge, penché sur le comptoir, grattant un billet de loterie, tout en mangeant un Joe Louis lire la suite »