Quelques citations tirées au hasard de mes lectures.
«Le trottoir est une auberge espagnole qui accueille tous les rythmes de déambulation, le pas lent de la personne âgée ou la course éperdue des gamins, la marche de ceux qui s'empressent à leur travail, la nonchalance du touriste sans cesse arrêté en chemin par une curiosité, celui du flâneur qui fait sa provision quotidienne d'impressions.» (David Le Breton (2000) Éloge de la marche, coll. «Essais». Paris: Métailié, p. 132-133).
«"Le trottoir, écrit Jean Cayrol, n'est plus cette berge que suivait la chaussée." (Cayrol, 1968, p. 102). On appelle encore les habitants des bords de rue des riverains, mais par un anachronisme douloureux.» (Ibid., p. 135).
«Les chemins d'une ville ne coïncident pas toujours avec les boulevards qui la découpent ostensiblement, à tel point que, parfois, si nous quittons un trottoir pour un trottoir opposé, nous changeons de rive.» (Pierre Sansot (2002) [2000] Chemins aux vents, coll. «Rivages poche/Petite Bibliothèque». Paris: Éditions Payot & Rivages, p. 128).
Concernant la fameuse expression «être sur le trottoir» ou encore «faire le trottoir», le dictionnaire Littré/Reverso en ligne nous dit ceci:
«Cette fille est sur le trottoir, ancienne locution qui signifiait : elle est bonne à marier, elle attend un mari. Aujourd'hui cette locution, si l'on s'en servait, voudrait dire une prostituée.» (http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais, article trottoir).
