La Traversée

P.A.Q. #26, 27, 38

P.A.Q.#27
P.A.Q.#27
P.A.Q.#27
P.A.Q.#27
P.A.Q.#27
P.A.Q.#27
P.A.Q.#27
P.A.Q.#38
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P.A.Q.#26
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Dans ces parcs sans nom, simplement numérotés, on trouve toujours une vieille dame essoufflée, canne appuyée contre le dossier d’un banc. Parfois, ce sont deux amies en mal de mémoire et d’estime d’elles-mêmes qui se retrouvent là, côte à côte, en écoutant leur respiration se briser contre les murs qui enveloppent l’avenue Lartigue. D’autres fois, c’est un étudiant à serviette de cuir qui souligne au marqueur orange les passages d’un texte à lire la veille ou qui peaufine une présentation pour un cours d’économie. On préférerait que ce soit une lettre d’amour qui cherche ses derniers accents, mais on sait qu’aujourd’hui, l’amour se règle bien souvent à coups de cellulaire et de textos. Sur les bancs de P.A.Q., plusieurs sortent des rues, la nuit, pour entrer dans l’anonymat du sommeil alors que d’autres trouvent refuge dans une cabine téléphonique du matin au soir.