La Traversée

Éléments de définition

J'ai grappillé ces éléments de définition autour du terme «dépanneur». Aussi, vous trouverez plus loin deux articles en anglais qui témoignent de l'entrée remarquée du terme dans la sphère anglophone et plusieurs suggestions de blogs, d'articles et de curiosités trouvéEs sur la toile. Bonnes flâneries!

Antidote

Étymologie : De dépanner + -eur ; du latin pinna, ‘plume’.
Définition: [Québec] Épicerie à heures d’ouverture prolongées.

Grand dictionnaire terminologique

Définition
: Établissement où l'on vend des aliments et une gamme restreinte d'articles de consommation courante, et dont les heures et jours d'ouverture s'étendent au-delà des heures et jours habituels des établissements commerciaux.

Sous-entrée(s) quasi-synonyme(s)
:   bazarette n. f.
, terme(s) à éviter
   accommodation
Note(s): 
En France, l'usage du terme bazarette a été recommandé par l'arrêté ministériel du 18 février 1987 relatif à la terminologie économique et financière. Ce terme semble toutefois peu usité et ne figure pas dans l'édition récente des principaux dictionnaires. Au Québec, le terme dépanneur s'est bien implanté. Il est même repris en anglais comme synonyme de convenience store. 
Le terme accommodation, au sens de « dépanneur », est probablement un emprunt à l'anglais accommodation store. Ce terme, qui n'est pas reçu dans l'usage officiel, a été largement supplanté par dépanneur dans la langue générale.

Wikipédia

Le mot dépanneur peut désigner :
    •    une personne assurant un service de dépannage
    •    au Québec, une petite épicerie de quartier.
    •    en Suisse romande, une petite épicerie ouverte les soirs ou les week-ends.

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« A dépanneur (from the French verb dépanner, meaning "to help out of difficulty" or "troubleshoot"; often shortened to "dep") is a convenience store, usually part of a chain, or an independently-run corner shop, general store or deli, in the province of Quebec (or Ontario), in Canada. The term is also used in French by Franco-Ontarians. In France, a dépanneur is a repairer of breakdowns, often in cars but also of electrical and other equipment.
The term "dépanneur" was once restricted to French-speaking environments; however, over the years it spread to the English-speaking communities and became part of Quebec English and the English culture of Quebec. The English-language author and Montreal novelist Mordecai Richler used to refer in jest to the London grocer Harrods as "my local dépanneur" during his years in the United Kingdom.
In Quebec, dépanneurs ('deps') used to be the only non-state stores in the province to sell beer and other alcoholic beverages, a situation which lasted until the 1990s. Supermarkets were forbidden to sell alcohol other than beer, to eliminate competition with the state monopoly Société des alcools du Québec (SAQ). A small selection of cheap wines available at the corner shop were, and in some cases still are, sarcastically referred to as "Cuvée dépanneur," or "Chateau Dépanneur." A change in licensing laws (as well as an overhaul of the SAQ) introduced an expanded selection of wines to both depanneurs and grocery stores, although the SAQ retains control over the majority of quality wines, spirits and hard liquor. In 2007, a limited number of vodkas became available in grocery stores, but not dépanneurs.
In contrast, in most other Canadian provinces, convenience stores are not permitted to sell alcoholic beverages at all, and in some cases the sales of beer, wines and spirits are divided between different specialty provincial chains, such as The Beer Store (Brewers Retail) and the LCBO in Ontario.
In Montreal many small family-owned deps and smaller chains were bought in the 1990s by Couche-Tard Inc. (French for "goes to bed late"). It gained a virtual monopoly after it bought the Provi-Soir brand, a franchise with a winking owl as part of its logo (now part of the Couche-Tard logo); Provi-Soir had previously purchased the competing Perrette chain in the late 1980s. Today, the Mac's Convenience, Boni-Soir, 7 Jours and American Circle K chains are all owned by the Couche-Tard conglomerate.
Family-run depanneurs now tend to cater to their neighborhoods. In several Montreal districts, smaller deps serve immigrant populations, offering specialty foods and discount long-distance telephone cards alongside the usual convenience-store fare. Many offer faxing, photocopying, Canada Post services, Western Union money transfers and occasionally Internet access. Most offer free local delivery of groceries; many use deliverymen who ride three-wheeled cycles with an attached cart, similar to the Dutch Bakfiets freight bicycle.
Arguing most convenience stores become cluttered to the point where their windows become a wall of advertising placards and neon, the Couche-Tard company introduced a new concept called "Store 2000." Several deps with wider layouts, brighter lighting, modern décor and often cafés and Subway sandwich franchises were launched to success, and the results were integrated into upgrades for the regular stores.
Deps survive despite the onslaught of large grocery chains from inside and outside the province.»


(source : http://en.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9panneur)

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« Surprisingly, the term dépanneur is fairly recent. In the 1970s, the Office québécois de la langue française, the province’s very own version of the Académie française, was dismayed by the multitude of words used to describe the corner store—including anglicisms such as magasin d’accommodation, from “accommodation store” (an odd bit of Canadiana that seems as quaint and out-of-date as “Hinterland Who’s Who”). So the Office recommended that the term dépanneur be used instead. Unlike similar attempts in France (in 1987, the French government promoted the term bazarette, but it never caught on), dépanneur quickly integrated itself into the local parlance of both languages, bridging the widening cultural divide of the time. English-speaking Montrealers are the only Canadians who buy beer at “the dep.”
Here are the basics: depanneurs are open later than most shops, usually until 11 pm, when the government requires them to stop selling beer. Deps provide the essentials in life, like toilet paper, beer, cigarettes and chocolate. Most depanneurs allow phone orders and provide free delivery, a bonus during long, frigid winters. »


(source : http://www.urbanphoto.net/blog/2007/01/27/an-introduction-to-depanneurs/)

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http://www.urbanphoto.net/blog/2007/01/27/an-introduction-to-depanneurs/
http://www.urbanphoto.net/blog/2008/02/09/a-day-in-the-life-of-a-depanneur/
http://www.urbanphoto.net/blog/2008/02/09/dep-city-montreals-convenience...
http://www.flickr.com/groups/depanneurs
http://www.amazonefilm.com/films/rogertoupin.html
http://www.montrealexpress.ca/article-393999-span-classRiChroniques-du-d...
http://www.facebook.com/pages/Depanneur-nostalgie/123679962002?ref=searc...
http://www.planeterebelle.qc.ca/grande_oreille.php?pId=18

Commentaires

Tabagie ou dépanneur

Je me suis amusé à googler les dépanneurs de la rue Beaubien (entre St-Laurent et de l'Assomption) et j'ai vu différentes appellations: mini marché, épicerie, fruiterie, sandwicherie, dépanneur et tabagie. Ce sont tous des dépanneurs, plus ou moins. J'en dénombre 30.

Je me demandais quelle est la différence entre un dépanneur et une tabagie ? Sachant que les deux vendent du tabac et que les deux dépannent à toute heure.

 

J'ai du bon tabac dans ma tabagie...

Le Grand dictionnaire terminologique vient de m'apprendre qu'en France, l'État a le monopole des "magasins de tabac" communément appelés "tabagies". Le terme est donc sans doute plus vivant là-bas. Ici, dans le royaume du libre tabagisme, le tabac est partout, bien que caché derrière des tablettes closes, et comme tout bon dépendant, le fumeur aime bien pouvoir se procurer ses clous de cercueil à toutes heures de la journée ou de la nuit... Les tabagies, qui n'ont pas la spécificité d'être ouvertes à des heures tardives, ont donc peut-être moins la cote? L'appellation résiste-t-elle encore simplement grâce aux vieilles enseignes qui persistent à faire la devanture de nos commerces du coin et qui souvent n'ont pas grand-chose à voir avec ce qui en reste, comme en témoignent mon Dépanneur Circe et ton Astor? Ce serait intrigant de voir s'il s'en ouvre encore de nouvelles, d'ailleurs...

Quelques modifications!

Merci Chloë pour ces éléments de définition!

Je voulais tout simplement signaler quelques petites modifications récentes (côté technique) du Retour du flâneur.

1. J'ai trouvé une solution permanente pour l'affichage des commentaires. Ils ne seront plus mélangés dorénavant (commentaires de dépanneurs dans le Retour des dépanneurs, commentaires des Gares dans les archives du Retour des Gares... vous comprenez l'idée)! On retrouvera donc le tout dans le menu de droite (par ici! Remontez un peu! --------->) Chaque zone de commentaires a son petit nom selon l'espace-thème: Salle des pas perdus, Discussions au pied d'un arbre, Coins de rues, Au dépanneur du coin...

2. Le champ Flânerie, lors de la création des notes de terrain, se remplit automatiquement.

Voilà! Pour copier Chloë: Bonnes flâneries!