La Traversée

Gare centrale. Ceux qui bougent.

Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.
Gare centrale. Ceux qui bougent.

Bien qu’ils soient en rupture de lieu, les usagers des gares, sac au dos ou valise à la main, se trouvent, par quelque manière, intimement coalisés à des semblables, des voyageurs comme eux, vacanciers, pèlerins, travailleurs, peu importe, qui partent ou qui arrivent, mais qui portent ou tirent ce signe distinctif, le sac, la valise, sans quoi ils seraient semblables à tous les passants ordinaires de la ville. Pour peu que le flâneur arrête son regard sur un point fixe, comme dans la rêverie éveillée, le passage de tant de silhouettes aussitôt produit un effet bougé sur sa rétine, car la plupart des usagers peinent à rester en repos sur un banc, il leur faut se mouvoir en quête d’information, se dégourdir les jambes comme le sprinter se présentant à son bloc de départ. Leurs pas chuchotent un bruit d’averse.