La Traversée

Vernissage de l'exposition Melymbrosia

Date de l'événement: 
Jeudi, 25 Mai, 2017 - 17:00
Laetitia de Coninck, membre de La Traversée, a le plaisir de vous convier le 25 mai dès 17h au vernissage de sa première exposition solo intitulée Melymbrosia, qui aura lieu à l'Espace Projet (353, rue Villeray, Montréal) du 24 au 27 mai 2017.

Présentation tirée du site web de l'artiste :

« Melymbrosia est né d’une rencontre imprévue, marquée par ces apparitions fortuites et inattendues de l’ordre des choses apparaissantes, pour reprendre les termes de Didi-Huberman et sur laquelle j’ai eu envie de m’arrêter et d’en révéler le caractère singulier.

Melymbrosia propose une série de quatre images de grand format panoramique et quatre petites images provenant toutes de la même pellicule Kodak expirée depuis l’an 2000. Elle mobilise un rapport à la surface sensible du matériau photographique et un équipement résolument ancré dans l’ère argentique, caractéristique de la photographie des années 70.

Projet exploratoire, il s’inscrit dans ma pratique à la fois en continuité par la récurrence des thèmes et en rupture par le style graphique qui s’est imposé au hasard de la surimpression accidentelle de la pellicule.

Traversée géographique et intime en huit tirages, cette rencontre guidée par le hasard visuel se déplace de Miami à Montréal, poursuivant mes déambulations solitaires à l’atelier d’une amie, entre paysages urbains et figures anonymes. Les images révèlent à la fois ce mouvement, ce déplacement du noir vers la lumière, de soi vers l’autre. Elles s’animent à travers la désorientation du regard pour faire surgir une nouvelle densité formelle et suggestive; terrain qui se dérobe sous mes yeux, mise en abîme des thèmes qui me sont chers : la fenêtre multipliée, l’autoportrait déraciné, l’écho des ombres insaisissables sur mon passage.

La série invite à rencontrer l’imprévisible, assumant la part de risque et d’inconnu. Les images cadrées et posées ont été juxtaposées voire remplacées par des images non-exposées, superposées, annulant les limites traditionnelles de la captation photographique pour créer des images déterritorialisées et avec elles, des oeuvres sans début ni fin qui se recomposeront alors dans le regard de chacun. »
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