La Traversée

Deux nouvelles publications de membres dans la bibliothèque nomade




Rachel Bouvet, Le vent des rives, Montréal, Mémoire d’encrier, 2014, 103 p.

C'est ainsi que ma vie s'est déroulée, d'une vague à l'autre, d'un pays à l'autre; elle a dérivé selon les courants, les vents et les humeurs. J'ai le sentiment d'avoir d'abord écrit la terre avec mes pas, en me laissant guider par une boussole intérieure. Quel usage peut-on faire du monde? Naviguer de rive en rive, serrer l'Autre dans ses bras et sur son coeur: être dans cette altérité grandissant au hasard des voyages et des continents qui séduisent et qui forment notre humanité. Initier la relation. Nourir la rencontre. Féconder la terre. De la Bretagne à l'Égypte, du Maroc à l'Espagne, de l'Afrique du Nord au Québec, les identités se font et se défont. Rachel Bouvet donne le ton, trace une route d'eau, de terre et de mots. Elle emprunte au passage quelques figures de l'Orient et du monde arabe. Elle indique sa manière de cheminer dans ce vaste monde. Quelques questions essentielles surgissent: À quel territoire appartient-on aujourd'hui? Comment refuser cette géographie déchirée qui condamne à l'exclusion et au racisme? Quel héritage assumeront les enfants issus de ces pérégrinations? [Source: quatrième de couverture]



Jean Désy, Isuma, anthologie de poésie nordique, Montréal, Mémoire d’encrier, 2013, 173 p.

Isuma, anthologie de poésie nordique est un manifeste de la nordicité. La parole nous apprend le bon usage du monde. Poète, Jean Désy revendique la chair blessée du Grand Nord, donnant aux mots et à cette blanche géographie une part d'humanité et de puissance jusque-là insoupçonnée. Bourlingueur, il court les routes, les soleils, les outardes, les blizzards, les lichens, nous montrant les chemins du nord dans l'humilité et la splendeur des paysages. Car «vivre ne suffit pas», il faut exister et déposer ses espoirs et ses amours aux lisières des territoires. Jean Désy illustre ce rêve d'habiter pleinement la terre avec cette anthologie de poésie nordique, Isuma, qui traduit l'esprit de la toundra, monde magique où se parlent les pierres, les lacs et les animaux. C'est que les territoires ont une âme qui voyage et vagabonde à l'infini. La route résonne dans cet ouvrage majestueux dont la beauté grandit à la fois le corps, l'esprit et l'espace. [Source: quatrième de couverture]
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