La Traversée

Atelier nomade des quatre saisons - Printemps - 30 avril 2011

Date: 
Samedi, 30 Avril, 2011

 

La Traversée propose à ses membres un Atelier nomade engageant à fréquenter un même lieu de nature lors de quatre saisons consécutives, en commençant par le printemps et suivant l’ordre chronologique des saisons. Le lieu choisi est le Centre de la nature du Mont Saint­‐Hilaire. Les dates sont le 30 avril 2011 (printemps), le 27 août 2011 (été), le 5 novembre 2011 (automne) et le 11 février 2012 (hiver).

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Le printemps qui s'éloigne
hésite
parmi les derniers cerisiers

Yosa Buson, 1716-1783
 
Une marche-haïku
 
Quand, avec André et Rachel, nous avons pour la première fois évoqué la possibilité d’un atelier se déroulant sur quatre saisons, j’ai tout de suite pensé aux Japonais et à leurs haïkus. Les Nippons ont en effet une relation très particulière au cycle des saisons, un héritage religieux qui a trait à l’esthétique et à l’harmonie. Ainsi, il importe pour le peuple japonais d’effectuer certains rituels, à un moment précis durant l’année, ce qui leur permet de s’inclure dans la nature et dans l’univers. Dans toutes les communications, orales ou écrites, publiques ou privées, en personne ou par le biais des télécommunications, les Japonais se saluent en parlant du temps qu’il fait, s’inscrivant toujours à un moment précis du cycle des saisons. Certaines périodes sont plus significatives que d’autres. Par exemple, Hanami correspond au printemps, un printemps quelque peu décalé par rapport à nos dates nord-américaines, un printemps qui se déroule sous l'emblème des arbres fruitiers en fleurs. C’est en cherchant à mieux saisir cette relation singulière à l’esthétique du paysage que j’ai découvert Les Cygnes sauvages, le récit de voyage de Kenneth White au Japon. Plus qu’un simple récit de voyage, la marche de White en terre nippone se fait d’abord sur les traces du poète Basho, père du haïku, puis à la recherche des cygnes sauvages dans le nord du pays. Sur les pages de son livre s’inscrit le récit de son voyage-haïku, comme il le nomme : une description méticuleuse des lieux, des paysages, des gens qu’il rencontre, émaillée de haïkus qu’il écrit au fil de son voyage ainsi que des poèmes de Basho. C’est au rythme du haïku que nous vous proposons d’explorer le mont Saint-Hilaire, une colline montérégienne bien connue de plusieurs membres. Le haïku est un poème de trois vers assez courts qui doit contenir une référence à une saison, que ce soit par un mot ou une expression qui indique, de manière vague ou précise, la saison évoquée. Ces indicateurs prennent la forme de moments de la saison, de phénomènes météorologiques, de paysages caractéristiques, de plantes, d’animaux ou même d’éléments de la vie humaine. Inspirés des Japonais pour ce qui est de s’inscrire dans le cycle des saisons, nous déambulerons sur les sentiers du mont et ferons une pause à l’un des sommets pour écouter des haïkus.

Aperçu de la journée
Nous vous donnons rendez-vous au chalet de l’accueil à 10 heures. N’oubliez pas d’apporter avec vous votre kit du géopoéticien, des jumelles si vous en avez, de bonnes bottes de marche qui résistent à la boue ainsi que des bâtons de marche pour ceux qui le désirent. Nous vous demandons également d’apporter votre lunch, puisque nous mangerons en haut du mont, de l’eau ainsi qu’un bon coupe-vent pour le sommet.

présentation d'Émilie Allaire

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Cette édition printanière de l'Atelier nomade des quatre saisons sera animé par Émilie Allaire et Rachel Bouvet

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